Anaïs Barbeau-Lavalette, née le à Montréal, est une réalisatrice, scénariste, en documentaire et en fiction, et romancière québécoise.
Biographie
Origine et formation Sa mère, Manon Barbeau, est documentariste et son père, Philippe Lavalette, est directeur photo.
Années 2000 À la suite d'un périple d'un an au Honduras, Anaïs Barbeau-Lavalette réalise le documentaire Les Petits Princes des bidonvilles (2000) (Prix du public au Festival Muestra Cultural de Montréal). Ce documentaire lui confirme qu'elle « désire rendre la caméra utile, comme un outil ». Elle étudie par la suite en études internationales à l’Université de Montréal, en réalisation à l'Institut national de l'image et du son (INIS) et à l’Université Birzeit, à Ramallah (Palestine).
En 2001, elle coréalise , documentaire tourné en Argentine et sélectionné dans de nombreux festivals internationaux (meilleur court-métrage documentaire au Festival de Cherbourg en compétition au FIPA de Biarritz). Puis elle participe en 2002 à l'Odyssée du volontariat, périple de plusieurs mois qui la conduit aux quatre coins du monde et où elle réalise une quinzaine de courts-métrages documentaires sur le thème du bénévolat, lesquels sont ensuite diffusés en sept langues dans plus de cent pays. À son retour, elle réalise plusieurs longs-métrages documentaires, notamment Si j'avais un chapeau (2005, Mention spéciale du jury aux Journées du cinéma africain et créole des Vues d'Afrique, nominations dans les catégories Meilleur documentaire société et Meilleure recherche aux prix Gémeaux 2006), qui donne la parole à des enfants au Québec, en Inde, en Tanzanie et en Palestine, ainsi que Les mains du monde (2004), abordant le thème de l’engagement.
Elle participe de 2004 à 2010 au Wapikoni Mobile, et à la même époque, réalise des vidéoclips (notamment ceux de Catherine Major, de Thomas Hellman et des rappeurs Samian et Dramatik).
En 2007, elle tourne les documentaires Tap-Tap, portrait poétique de la communauté haïtienne de Montréal ainsi que Le Ring, un premier long-métrage de fiction très bien reçu par la critique, qui est notamment sélectionné aux festivals de Busan, de Berlin et au Camerimage en 2008, et primé aux festivals de Madrid, d'Aubagne, de Vladivostok, de Taipei et de Kiev.
En 2009, elle réalise le documentaire Les Petits Géants (coréalisé avec Émile Proulx-Cloutier), qui remporte le prix Gémeaux du meilleur documentaire et est présenté en clôture de l'édition 2009 des Rendez-vous du cinéma québécois, ainsi que Se souvenir des cendres, documentaire suivant l'aventure créative du film Incendies de Denis Villeneuve, qui remporte à son tour le prix Gémeaux du meilleur documentaire en 2012.
Années 2010 Elle publie en 2010 son premier roman, Je voudrais qu’on m’efface (chez Hurtubise, puis chez Bibliothèque québécoise), qui se retrouve finaliste à l'édition 2011 du Prix des libraires du Québec. Viennent ensuite ses chroniques de voyage en Palestine, Embrasser Yasser Arafat (2011, éditions Marchand de feuilles).
À la télévision, elle signe pour ARTV la réalisation de la série documentaire Les Voix humaines (2009-2010) et tourne Marie pleine de grâce (2011), un documentaire sur la chorégraphe Marie Chouinard. À la même époque, André Turpin et elle coréalisent les courts-métrages de fiction Ina Litovski (2012), Sept Heures trois fois par année (2012) et Prends-moi (2014), qui leur ont valu de nombreux prix dans divers festivals de courts-métrages.
En 2012, son nouveau long-métrage, Inch'Allah (produit par Micro scope) est vendu dans une vingtaine de pays et sélectionné au Festival international du film de Toronto et à la Berlinale, où le film remporte le Prix FIPRESCI (prestigieux prix de la critique internationale), ainsi qu’une mention spéciale du jury œcuménique.
Anaïs Barbeau-Lavalette est aussi nommée Artiste pour la Paix 2012.
Au printemps 2013, la Place des Arts lui offre une carte blanche (en duo avec son conjoint Émile Proulx-Cloutier). Elle monte donc le Cabaret multi Vous êtes libres. En 2014, Émile Proulx-Cloutier et elle conçoivent le documentaire scénique Vrais Mondes, toujours à la Place des Arts. Ils coréalisent ensuite le long-métrage documentaire Le Plancher des vaches (2015, production Esperamos Films, diffusion ICI Radio-Canada Télé) et récidivent avec le documentaire scénique Pôle Sud, présenté au théâtre Espace Libre en 2016, puis au Festival TransAmériques en 2017.
Elle publie en 2015 un roman inspiré de la vie de sa grand-mère, Suzanne Meloche, La femme qui fuit (publié aux éditions Marchand de feuilles). Vaste succès critique et populaire, « meilleur vendeur toutes catégories confondues » pour l'année 2016, ce roman remporte le Prix des libraires du Québec 2016, le Grand Prix du livre de Montréal 2015, le Prix littéraire France-Québec 2016 et le Prix du Club des irrésistibles 2017 des Bibliothèques de Montréal, en plus de se retrouver sur la liste des finalistes pour le Prix littéraire du Gouverneur général 2016.
Anaïs Barbeau-Lavalette endosse en 2016 les titres de porte-parole de la Journée des librairies indépendantes et porte-parole de la édition du World Press Photo, où elle signe une exposition parallèle sur les réfugiés syriens arrivés à Montréal.
En 2017, elle réalise le long métrage documentaire Ma fille n’est pas à vendre (productions Bazzo Bazzo, diffusion Télé-Québec). Elle est également présidente d'honneur du Salon du livre de l'Outaouais en 2017.
En 2019, elle réalise La Déesse des mouches à feu, un long-métrage de fiction adapté du roman de Geneviève Pettersen du même nom.
Années 2020 En 2021, elle tourne au Québec le long-métrage Chien blanc.
Six ans après la sortie de La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette sort un livre intitulé Femme forêt, qui est considéré comme une suite de La femme qui fuit.
En 2024, elle est membre du jury "Visages de la francophonie" du Festival de films francophones Cinemania.
En 2026, elle réalise le film Pauline Julien : femme pays.
Œuvres Littérature 2010: Je voudrais qu’on m’efface (roman) — Éditions Hurtubise anglais: Neighbourhood Watch, traduit par Rhonda Mullins (Toronto : Coach House Books, 2020) 2011: Embrasser Yasser Arafat (chroniques de voyage) — Éditions Marchand de feuilles 2015: La Femme qui fuit (roman) — Marchand de feuillesLe livre chez Canada Reads, version anglophone du Combat des livres. Il sera défendu par l'acteur montréalais Yanic Truesdale, 2019. anglais: Suzanne, traduit par Rhonda Mullins (Toronto : Coach House Books, 2017) allemand: Suzanne (édition originale) ou So nah den glücklichen Stunden (poche), traduit par Anabelle Assaf (Francfort : Eichborn, 2018; poche, 2020) néerlandais: De vrouw die vluchtte, traduit par Katelijne De Vuyst (Amsterdam : Querido, 2018) italien: Suzanne, una donna in fuga, traduit par Annalisa Comes (Rome : Elliot Edizioni, 2020) 2018: Nos héroïnes: 40 portraits de femmes québécoises (livre pour enfants), illustré par Mathilde Cinq-Mars — Marchand de feuilles 2021: Femme Forêt (roman) — Marchand de feuilles anglais: To the Forest, traduit par Rhonda Mullins (Toronto : Coach House Books, 2023) allemand: Sie und der Wald, traduit par Anabelle Assaf (Zurich : Diogenes, 2024) 2022: Femme Fleuve (roman) — Marchand de feuilles anglais: When Water Became Blue, traduit par Rhonda Mullins (Toronto : Coach House Books, 2025) 2025: Architectures de la joie (correspondance) — Marchand de feuilles
Cinéma et télévision 2000 : Sorcières comme les autres (court-métrage documentaire) – INIS 2001 : Les Petits Princes des bidonvilles (long métrage documentaire) – Virage et ONF 2001 : Les Mots bleus (court-métrage de fiction) – INIS 2001 : Buenos Aires no Ilores (court-métrage documentaire) – INIS 2004 : Les Mains du monde (long métrage documentaire) – InformAction, Télé-Québec 2005 : Si j’avais un chapeau (long métrage documentaire) – Virage, RDI, TV5 2009 : Les Petits Géants (long métrage documentaire) – Amérimage-Spectra, Télé-Québec, ICI ARTV 2007 : Le Ring (long métrage de fiction) – INIS 2010 : Se souvenir des cendres : Regards sur Incendies (moyen métrage documentaire) – micro scope 2010 : Les Voix humaines (série documentaire) – Espace Franco Image, ICI ARTV 2012 : Inch'Allah (long métrage de fiction) – micro scope 2012 : Ina Litovski (court-métrage) – Flow 2012 : Sept Heures trois fois par année (court-métrage de fiction) – FNC 2014 : Prends-moi (court-métrage de fiction) – By Pass Films 2015 : Le Plancher des vaches (long métrage documentaire) – Esperamos Films, RDI, Radio-Canada 2017 : Ma fille n’est pas à vendre (long métrage documentaire) – Bazzo Bazzo, Télé-Québec 2020 : La Déesse des mouches à feu (long métrage fiction) - Coop Vidéo de Montréal 2022 : Chien blanc (long métrage fiction) - Go Films 2026 : Pauline Julien : femme pays (long métrage biographique) - Bravo Chalie
Théâtre documentaire scénique 2014 : Vrais Mondes, documentaires scéniques – Place des spectacles 2016 : Pôle Sud, documentaires scéniques – Espace libre (puis 2017 au FTA) 2022 : Pas perdus, en cocréation avec Émile Proulx-Cloutier - Théâtre d'Aujourd'hui
Distinctions Gala Québec Cinéma 2021 : Iris de la meilleure réalisation pour La Déesse des mouches à feu
Notes et références
Liens externes
Institut national de l'image et du son - fiche d'Anaïs Barbeau-Lavalette
Catégorie:Réalisatrice québécoise de cinéma Catégorie:Réalisatrice québécoise de télévision Catégorie:Documentariste québécoise Catégorie:Scénariste québécoise de cinéma Catégorie:Scénariste québécoise de télévision Catégorie:Romancière québécoise Catégorie:Lauréat du Prix des libraires du Québec Catégorie:Naissance en février 1979 Catégorie:Naissance à Montréal Catégorie:Féministe québécoise Catégorie:Lauréate du prix Femmes de mérite