Marie Eugène Debeney, né le à Bourg-en-Bresse et mort le dans la même ville, est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Il prend une part active à la Première Guerre mondiale. Pendant l'entre-deux-guerres, membre du Conseil supérieur de la guerre dès 1920 et Chef d'état-major général de l'armée de 1924 jusqu'en 1930, il joue un rôle central dans l'organisation de l'Armée française.

Biographie

Famille Marie Eugène Debeney naît de Marie-Adélaïde Morellet et d'un père notaire Cyrille Jean Baptiste Debeney en 1864. Il est le troisième enfant du couple et est marié le , Bourg-en-Bresse (Ain), avec Marie-Caroline Lacombe. Le couple a six enfants : Victor Debeney, Marie-Jeanne Debeney, Marie-Gabrielle Debeney, Marie-Thérèse Debeney, Marie-Geneviève Debeney, François Debeney.

Son fils est le général de division Victor Debeney (Marie Cyrille Victor Debeney, , Bourg (Ain) - , Paris)., grièvement blessé lors de la Première Guerre mondiale et qui fut lors de la Seconde Guerre mondiale, le chef du secrétariat du maréchal Pétain.

Formation

D'abord passé par l'Institution des Chartreux à Lyon puis entré à Saint-Cyr en 1884 à l'âge de 20 ans, il décide d'intégrer le corps des chasseurs à pied à sa sortie. .. En 1914, il est lieutenant-colonel et membre du Conseil supérieur de Guerre, partisan de la tactique d'infanterie l'attaque à outrance.

Première Guerre mondiale

Il est affecté au début de la guerre comme sous-chef à l'état-major de la Armée. puis est affecté à la en 1916 et de nouveau la Armée en en tant que commandant, poste qu'il occupera jusqu'à la fin du conflit. C'est donc à la tête de la Armée qu'il prend l'offensive à Montdidier (entre le 8 et ), remporte la bataille de Saint-Quentin où il défait le général Paul von Hindenburg. Il a l'insigne honneur de recevoir, sur le front à la Flamengrie, le les ministres plénipotentiaires allemands venus négocier l'armistice. Il les accompagne pour dîner au presbytère de la commune d'Homblières avant de se rendre le pour l'armistice. vignette|centre|350px|Dans l'Oise, le général Debeney reçoit les insignes de Grand officier de la Légion d'honneur des mains du général Pétain, accompagné du général Fayolle.

Chef d'état-major des armées après 1918 À l'issue de la victoire, il est nommé commandant de l'École de GuerreLe général Mordacq écrit dans Le Ministère Clemenceau (tome 4): "Lors de l'établissement du programme précité, il avait été décidé que l'on mettrait à la tête de cet enseignement supérieur une haute personnalité militaire ayant d'une part fait ses preuves durant la guerre, et d'autre part, étant déjà connue avant la guerre même pour ses capacités pédagogiques. Le général Debeney qui avait si brillamment commandé une armée pendant la campagne et qui autrefois avait été à plusieurs reprises professeur à l'École de Guerre, m'avait paru répondre aux conditions exigées. J'en avais parlé aux maréchaux Foch et Pétain qui avaient approuvé en tous points ce choix. Quand je soumis la question à M. Clemenceau, qui avait au cours de la campagne pu apprécier sur place même le général Debeney, il acquiesça immédiatement et ce dernier fut nommé directeur du Centre des Hautes Études et, en même temps, commandant de l'École de Guerre." (page 35), de 1919 à 1924. Il devient également membre du conseil supérieur de la guerre en 1920, jusqu'à sa retraite le . Il est chef d'état-major général de l'armée (CEMGA), généralissime de 1924 à 1930.

À cause de ces importantes responsabilités, il est l'un des plus influents rédacteurs de la doctrine militaire française dans les années 1920. Il participe à l'établissement de l'Instruction provisoire sur l'emploi tactique des grandes unités publiée en , en vigueur sous une forme modernisée jusqu'à la bataille de France. Le général Debeney insiste cependant sur l'importance de la flexibilité, et de l'adaptation aux réalités en excluant tout dogmatisme. Il est également à l'origine des lois de juillet 1927 et mars 1928 sur l'organisation de l'Armée, organisant l'Armée comme une armée de réservistes, symbole de la républicaine. Il joue aussi un grand rôle dans les décisions sur l'organisation des défenses de la Ligne Maginot, soutenant l'idée proposée par le général Guillaumat de pôles de résistance (forteresses) plutôt qu'une ligne continue de casemates, comme le propose initialement le maréchal Pétain. La solution finalement retenue par les généraux français en est celle de régions fortifiées placées près des frontières, semblable à la variante défendue par Debeney.

Il a été décoré de l'ordre de la Francisque sous le gouvernement de Vichy .

Le , alors qu'il rentrait d'une cérémonie de la Légion française des combattants ., il est victime d'un attentat mené par des maquisards et des suites duquel il meurt deux mois plus tard, le ..

Décorations et hommage vignette|Plaque en mémoire du général Debeney dans la cathédrale d'Amiens. en 1926, suprême récompense pour un général en temps de guerre, distinction qu'il portait d'ailleurs constamment. (Nota : la médaille militaire se porte en avant la LH pour les officiers généraux ayant commandé au front, attention selon La Grande Chancellerie aucun texte officiel n'existe et il s'agit d'une simple habitude) , le Home of heroes en anglais..., remise le 31 janvier 1924 par le Maréchal Pétain (Bataille de Saint-Quentin (1918)), remise par le général Pétain (Bataille de la Somme)

, remise le 14 juillet 1909 par le Lieutenant-Colonel Bérot avec quatre citations à l'ordre de l'armée par arrêté du Base Leonore... nr 6147 (Pologne), 1922..

Hommages posthumes

Quelques rues portent son nom, notamment dans sa ville natale : Bourg-en-Bresse, Bourges, Compiègne. Dans la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, une plaque à sa mémoire a été apposée sur un des piliers du transept sud.

Œuvres Vauban, Talandier, 1933, 32 p. (conférence à la Sorbonne 14/06/1933) Sur la sécurité militaire de la France, Payot, 1930, 130 p. L'Évolution de armées modernes, Liège: Georges Thone, 1936, 30 p. (conférence à Liège 29/02/1936) La Guerre et les hommes : réflexions d'après-guerre, Paris: Plon, 1937, 382 p. prix de l'Académie française.

Notes et références

Bibliographie Michel Mourre, Dictionnaire d'histoire universelle, Éditions universitaires, 1968, . . . . .

Voir aussi

Liens internes Bataille d'Amiens (1918) Offensive des Cent-Jours Circuit du Souvenir Liens externes

Dossier de Légion d'honneur du général Debeney. Fiche sur le site Generals.dk

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