Chadi al-Waissi (), né en dans le gouvernorat d'Alep (Syrie), est un homme politique syrien, ministre de la Justice du jusqu'au , à la suite d'un remaniement ministériel engagé par le président Ahmed al-Charaa, conformément aux principes constitutionnels adoptés l'an passé.
Formation Chadi al-Waissi est diplômé en droit islamique et pédagogie.
Carrière Avant le début de la guerre civile syrienne, Chadi al-Waissi travaille initialement comme professeur d' dans le gouvernorat d'Alep. Il est imam et khatib à Alep pendant sept ans.
Carrière judiciaire Pendant la bataille d'Alep, il participe, fin 2012, à la fondation du Conseil de la charia, qui regroupe initialement le Liwa al-Tawhid, les Ahrar al-Cham, le Front al-Nosra et les Suqour al-Cham. Au sein du Conseil de la charia, il sert d'abord comme juge militaire, puis comme juge d'appel et enfin comme procureur. Il participe à la fondation de plusieurs tribunaux islamiques dans le , notamment celui de , qu'il préside un temps.
Après la création du gouvernement de salut syrien (GSS) en 2017, il occupe plusieurs postes au sein de son ministère de la Justice (membre de la cour pénale civile, puis président de la cour d'appel pénale et enfin président de la cour d'appel), en plus d'être membre de son conseil judiciaire suprême.
Carrière politique Le , il est nommé ministre de la Justice dans le gouvernement de salut syrien (GSS). Après la prise d'Alep par des groupes armées affiliés au GSS, il se rend devant le palais de la Justice de la ville et déclare : .
Le , il est nommé ministre de la Justice dans le gouvernement de transition syrien. La veille, il s'entretient avec son prédécesseur, , afin de préparer cette transition. Quelques jours après sa nomination, Chadi al-Waissi suggère d'étendre le cadre juridique adopté par le GSS dans la poche d'Idlib au reste de la Syrie.
Le , Chadi al-Waissi est remplacé par Mazhar al-Wais, à la suite d'un remaniement ministériel.
Controverses Exécutions de femmes en 2015 En , Chadi al-Waissi, alors juge du Front al-Nosra, supervise les exécutions filmées de deux femmes dans le gouvernorat d'Idlib. Dans la première vidéo, tournée à , il apparaît armé d'une kalachnikov et ordonne à la condamnée, qui demande à voir ses enfants , de s'agenouiller afin que l'exécution puisse avoir lieu. Dans la seconde vidéo, tournée à , il se tient derrière la condamnée, lit sa sentence, puis, se décale légèrement, et demande au bourreau de faire son œuvre. Les deux femmes sont exécutées d'une balle dans la tête, tirée à bout portant, sur des accusations de prostitution. En , après la nomination de Chadi al-Waissi comme ministre de la Justice dans le gouvernement de transition, ces vidéos refont surface, déclenchant une large controverse et des appels au limogeage.
Exclusion des femmes juges des tribunaux Le , soit le surlendemain de sa nomination comme ministre de la Justice du gouvernement de transition, le réseau médiatique lui attribue, sans preuve, le propos suivant : . Parallèlement à cela, des comptes sur les médias sociaux affirment que des mesures discriminatoires à l'égard des femmes et des alaouites ont été mises en place dans des tribunaux. Contacté par le site de fact-checking syrien Verify-Sy, l'avocat aleppin Mahmoud Hamam réfute ces allégations.
Nomination de juges assadistes Le , Chadi al-Waissi nomme Mohammed Yassin al-Qazzaz, connu pour ses positions pro-Assad, au sein d'un comité judiciaire chargé d'évaluer la capacité des juges âgés de plus de 65 ans à continuer d'exercer leur profession. Devant l'ampleur de la polémique suscitée par cette nomination, Mohammed Yassin al-Qazzaz présente sa démission le , dénonçant une campagne médiatique et une à son égard.
Le , Chadi al-Waissi nomme Fadil Najjar, membre de la et ancien gouverneur de Deir ez-Zor (2020-2024), à la cour de cassation. Cette nomination provoque un nouveau tollé, renforcé par le fait que Fadil Najjar ait qualifié les révolutionnaires syriens de et jurer de les et les . Le , Chadi al-Waissi démet finalement de leurs fonctions Fadil Najjar et près d'une vingtaine d'autres juges membres du Parti Baas et/ou de l'Assemblée populaire.
Références
Catégorie:Imam syrien Catégorie:Imam du XXIe siècle Catégorie:Membre du Front al-Nosra Catégorie:Procureur Catégorie:Magistrat syrien Catégorie:Ministre syrien de la Justice Catégorie:Naissance en 1985 Catégorie:Naissance en Syrie