Le d'infanterie provisoire est un régiment d'infanterie français créé en 1871 devenu en 1872 le d'infanterie de ligne.

Création et différentes dénominations : création du : prend la dénomination de

Colonel : colonel Godefroy de Waldner de Freundstein

Historique des garnisons, combats et batailles Création L'armistice avec l'Allemagne, avait été signé le 28 janvier 1871. Au commencement d’avril, conformément à l'instruction ministérielle du 27 mars 1871, le général de Bonnet de Maurelhan de Polhès, organise à Besançon, 4 régiments provisoiresIl s'agit des , , et , avec les prisonniers rentrant d'Allemagne.

La formation du forts de trois bataillons à six compagnies, organisés au moyen des officiers, sous-officiers, caporaux et soldats rentrant des prisons de l'ennemi date du . Le commandement en est donné au colonel de Waldner Freundstein, qui fut détaché de son régiment, le , avec la mission de pousser activement l'organisation de ce nouveau corps.

L'organisation du se fit avec rapidité, et ce bataillon partit en chemin de fer, le , pour l'armée de Versailles, avec laquelle il concourut aux opérations du second siège de Paris. L'organisation des et , commencée quelques jours après pour les premières compagnies, subit un temps d'arrêt assez long par suite de la non rentrée des prisonniers de guerre, dont le rapatriement fut subitement suspendu par le gouvernement prussien. La paix définitive entre la France et la Prusse ayant enfin été signée à Francfort le , le rapatriement reprit de nouveau son cours, et les prisonniers arrivèrent en nombre suffisant pour compléter les deux bataillons qui, le , se trouvèrent avoir leurs six compagnies fortes chacune de 130 hommes, cadres compris. Les deux derniers bataillons étaient à peine habillés, armés et équipés, qu'ils recevaient l'ordre de quitter Besançon, le , pour aller occuper des cantonnements à proximité de la ville, dans les villages de Beure (état-major et ), d'Arguel ( et du ), de Pugey ( et du ), de Fontain ( et du )).

Opérations autour de Paris et Les bataillons ne restèrent qu'un jour dans leurs cantonnements. Dès le au matin, l'ordre arrivait de les quitter dans la journée pour se rendre à la gare du chemin de fer, où deux convois devaient transporter le régiment à Versailles. La , composée de l'état-major et du , sous les ordres du colonel de Waldner Freundstein, s'embarqua vers deux heures, et passant par Dijon, Nevers, Bourges, Tours et Le Mans, arriva le 22 au matin à Versailles, d'où elle se dirigea sur le camp de Satory, pour y camper. La , composée du , partit le 20, vers minuit, et arriva à Versailles le 23 au matin, et rejoignit le au camp de Satory.

Pendant ce temps, l'armée versaillaise était rentrée à Paris. Chaque jour elle marchait en avant, faisant un grand nombre de prisonniers qui étaient évacués sur Versailles et sur Satory. Le peu de troupes disponibles à Versailles et au camp de Satory fit que les deux bataillons du , tout récemment arrivés, ne purent rejoindre le dont ils devaient faire partie, et qu'ils furent retenus au camp pour y être employés à la garde des insurgés prisonniers. Le , le quittait Paris pour venir occuper le camp de Satory. Les trois bataillons du se trouvèrent alors réunis, et le régiment prit la place qui lui avait été assignée dans la de la du . Le était l'autre régiment de la brigade. La comprenait les et .

Parti de Besançon le , avec les six compagnies fortes chacune de 130 hommes, le , arrive le 22 à Versailles, après être passé par Dijon, Nevers, Bourges, Tours et Le Mans dirigé sur le camp de Satory et quelques jours après désigné pour former avec le la sous le commandement du général Cottret de la dirigée par le général Garnier du sous les ordres du général Clinchant.

Le , créé par décision du , devait rester quelque temps à Satory pour compléter son organisation et reprendre vigoureusement les exercices de détail et le tir à la cible avant d'entrer en ligne. Le , ce corps se mit en route pour participer aux travaux de siège et s'établit derrière le , qui avait déjà commencé l'attaque du fort d'Issy. Le bataillon du fut placé à la Cour-Rolland, route de Versailles à Choisy-le-Roi. A partir de ce moment, des gardes ou des travailleurs de tranchées sont fournis presque journellement par le bataillon pour les travaux d'approche du fort d'Issy.

Le , trois compagnies partent pour la tranchée à cinq heures et demie du soir et elles rentrent le lendemain matin avec trois hommes blessés.

Le , deux compagnies sont fournies le soir et elles rentrent le lendemain avec un homme blessé.

Le , le bataillon est commandé pour aller occuper les postes avancés de Bagneux et de Fontenay-aux-Roses. Il part le soir et reçoit pendant toute la nuit une grêle de projectiles des forts de Montrouge, de Bicêtre et de la redoute des Hautes-Bruyères. Cette canonnade violente ne produit aucun effet, personne n'est atteint, et le bataillon rentre au bivouac le 8 au soir.

Le , des travailleurs de tranchée sont encore fournis le matin et le soir, le travail se termine sans accident.

Le , le vient s'établir du côté du Mont-Valérien. Le bataillon du bivouaque derrière le mur du château de Buzenval et le soir, il repart avec toute la division, qui s'avance jusqu'au Mont-Valérien.

Le au soir, on espère surprendre une porte de Paris mais l'opération ne réussit pas, et le bataillon revient à six heures du matin le camper dans le parc de la Malmaison.

Le , on change de bivouac, et toute la division se trouve réunie dans le val de Saint-Cucufa, où elle prend du repos jusqu'au 17, pendant que la s'établit à Longchamps et ouvre une parallèle en arrière des lacs du bois de Boulogne.

Le , la part à cinq heures du matin, pour relever la , qui doit prendre quatre jours de repos, et vient bivouaquer à Longchamps et dans le bois de Boulogne, la droite appuyée au cimetière. Les obus et les balles arrivent dans le camp et ne causent aucun accident; 150 travailleurs vont aux tranchées en avant des lacs.

Le , à cinq heures du soir, 400 hommes partent comme soutien des travailleurs de tranchée. Les insurgés redoublent leur feu. Leur tir, guidé par la lumière électrique, rend impossible toute poursuite de cheminements et renverse même les travaux de tranchée entre les deux lacs.

Le , on répare la brèche faite aux tranchées. Le feu est moins vif que la veille, et l'on rentre au bivouac de Longchamps à six heures du soir. Vers neuf heures, la canonnade et la fusillade redoublent d'intensité. Les projectiles éclatent dans le camp, et les soldats sont obligés de chercher un abri dans les tranchées. A minuit, deux compagnies partent comme soutien dans la batterie des lacs.

Le , ces deux compagnies rentrent sans accident, mais le feu des communards continue à être dirigé sur le camp. Deux compagnies vont travailler aux tranchées en avant des lacs, du côté de la batterie de mortiers, pendant que les batteries établies dans le bois ouvrent le feu contre l'enceinte.

Le , la vient relever la qui doit se reposer à son tour, et s'établit dans ce but sur la rive droite de la Seine, la gauche appuyée au parc du château de Suresnes.

Tout se prépare pour l'assaut qui doit être donné le 22 ou le , lorsque la surprise de la porte de Saint-Cloud par le vient précipiter les événements.

Semaine sanglante 22 mai Le reçoit l'ordre de prendre ses dispositions pour entrer dans Paris à la suite du . La entre vers neuf heures du soir par la porte de Saint-Cloud, tourne ensuite à gauche, longe la fortification en prenant le boulevard Murat et arrive à la porte d'Auteuil, qu'elle dégage et par où entre vers trois heures du matin la brigade Cottret, qui s'était dirigée du pont de Suresnes sur ce point. La colonne continue sa marche par le boulevard Suchet jusqu'à la porte de Passy, qui est dégagée à son tour et par où pénètre la brigade de Courcy.

La position du château de la Muette, défendue par des murs, des fossés, des batteries, ainsi que la batterie formidable de la place d'Eylau, sont tournées et enlevées par la tête de colonne, et l'on arrivée l'Arc de Triomphe, où le bataillon du s'arrête pour bivouaquer et garder l'artillerie de réserve dans les avenues de la Reine-Hortense, de Friedland et de Wagram.

Dans cette journée du , le s'avance par sa droite jusqu'à la gare Saint-Lazare, et par sa gauche jusqu'à la porte d'Asnières, après avoir enlevé une série de positions fortement défendues.

23 mai Le est marqué par la prise des buttes Montmartre.

Le bataillon concourt à cette opération. Parti à cinq heures du matin, il suit l'avenue de la Reine-Hortense, gagne à travers le parc Monceau le haut du boulevard Malesherbes et la rue d'Asnières. La colonne gagne ensuite la rue Legendre, défendue par des barricades enlevées vivement par le qui se trouve en tête, et s'empare ensuite de l'église et du square des Batignolles. Le mouvement en avant continue par le square, la rue Cardinet, l'avenue de Saint-Ouen et la rue Lagille, pour prendre Montmartre à revers. Des coups de fusil partent des maisons, on les fouille aussitôt, et l'on arrête les coupables.

On prend ensuite les rues Ordener, de la Fontaine-du-But, Girardon, Norvins, Ravignan et la rue des Abbesses, par laquelle on arrive à cinq heures du soir sur la place de la mairie de Montmartre, où le bataillon bivouaque.

Le reste du continue à se porter en avant jusqu'à la place Saint-Georges, Notre-Dame-de-Lorette et le collège Rollin.

La nuit on aperçoit au loin un incendie immense : ce sont les Tuileries, la Légion d'Honneur Grande Chancellerie de la légion-d'honneur : Livre d'or contenant la liste générale des personnes qui ont souscrit pour la reconstruction du palais de la Légion d'honneur, incendié le 23 mai 1871, la Cour des comptes et le Conseil d'État qui brûlent.

24 mai Le , dans la matinée, de nouveaux incendies se déclarent au ministère des financesDe 1824 à 1871, le ministère des finances était situé actuels de la rue de Rivoli sur l'ancien emplacement du couvent des Capucins., au Palais-Royal, dans les rues de Rivoli et du Bac, quelques heures plus tard, le Palais de justice, le Théâtre-Lyrique, l'Hôtel-de-Ville sont livrés aux flammes. Tout le cours de la Seine, en amont de la place de la Concorde, paraît en feu. Des ordres sont donnés pour qu'un grand effort soit fait afin de couper l'incendie des monuments enflammés, et préserver du feu et des explosions ceux qui ne sont pas encore atteints.

Le corps Clinchant doit occuper par sa droite la place de la Bourse, et se relier par sa gauche avec le vers le Château-d'Eau.

La division Garnier, franchissant tous les obstacles, enlève le Conservatoire de musiqueDe 1784 à 1911, le Conservatoire de musique était situé à l'angle de la rue Bergère et de la rue du Faubourg-Poissonnière à l'emplacement de l'ancien hôtel des Menus-Plaisirs., le Comptoir d'escompte, traverse le boulevard Montmartre, touche à la Bourse, tourne ensuite à gauche pour venir s'emparer du formidable ouvrage de la porte Saint-Denis.

Le bataillon du , parti de Montmartre à midi, avait été chargé, vers deux heures, d'escorter de l'artillerie depuis la place Blanche jusqu'à la Bourse. Il y était arrivé vers minuit et y bivouaquait après avoir passé par le boulevard des Batignolles, les rues de Clichy, Chaptal, Notre-Dame-de-Lorette, Bourdaloue, de Châteaudun, de la Chaussée-d'Antin, le boulevard des Italiens, la rue Favart et la rue de Richelieu.

25 mai Le , le corps Clinchant est chargé de l'attaque de la place du Château-d'Eau, défendue par de solides barricades. La est chargée de l'attaque par le côté nord des boulevards. La division Garnier est chargée de l'attaque par le côté sud.