Le musée archéologique national des Marches (en italien : Museo archeologico nazionale delle Marche) est situé à Ancône, au sein du palazzo Ferretti. Il documente la préhistoire et la protohistoire du territoire des Marches, il possède ainsi de riches collections relatives aux civilisations grecque, romaine et à la culture des Gaulois . Les expositions sur les Picéniens forment la collection existante la plus complète ; de par la richesse de ses collections, le musée est l'un des plus importants musées archéologiques en ItalieAuteurs divers, Musei e gallerie d'Italia, , 3, De Luca Editore., 1959, Il y est dit : "...in breve tempo insperatamente arricchendo di prezioso e copiosissimo materiale, sino a divenire uno dei più importanti d'Italia." ("... rapidement et de façon inespérée enrichi d'un matériel nombreux et précieux, jusqu'à devenir l'un des plus importants en Italie.")..
Histoire du musée thumb|Cratère à figures rouges visible au musée thumb|left|Carisio Ciavarini Mise en place de l'institution et premiers développements Le musée, sous le nom de (« Cabinet paléoethnographique et archéologique des Marches »), a été institué en par la Commission Royale de conservation des MarchesLa dénomination complète de cette institution, qui correspond à l'actuelle surintendance aux monuments et à l'Archéologie est : , « Commission royale de conservation des monuments, de l'histoire et de la littérature, des beaux-arts et des antiquités des Marches », G. Baldelli e M. Landolfi, Il Museo Archeologico Nazionale delle Marche, dans Ancona anni Venti e Trenta, Canonici editore, Ancône, 1998..
Ensuite, les collections archéologiques ont été étendues par (), et placées dans le bâtiment de l'école technique royale, via San Martino , où le musée a été installé de . Il a ensuite été transféré au et de là, en , dans l'ancien couvent San Domenico. Il a été transféré la fois suivante, en , dans les salles les plus spacieuses de l'ancienne (le Couvent des Carmes dAncône), dans la via Duomo.
Musée National En 1906, grâce à la richesse et à la représentativité de ses collections, l'institution a obtenu la reconnaissance de l'État et modifie son intitulé en Musée Archéologique National des Marches. La reconnaissance de l'intérêt national ne doit pas être sous-estimée, à l'époque il n'y avait que neuf musées archéologiques italiens nationaux (trois à Rome, ceux de Naples, Florence, Cagliari, Tarente, Parme et le Musée Concordiense de Portogruaro). Avec le musée d'Ancône et de la Matera (le ouvert en ), les musées archéologiques nationaux sont devenus onze jusqu'après la Seconde Guerre mondialeLa consultation des sites officiels des actuels musée nationaux montre que l'explosion du nombre d'ouvertures, qui a conduit au nombre élevé de musées archéologiques nationaux existants aujourd'hui en Italie, a commencé dans les années 1970, en particulier dans le sud de l'Italie..
Au couvent de San Francesco alle Scale Le musée est resté au couvent des Carmes jusqu'en , quand il a été déplacé dans les chambres spacieuses du couvent de San Francesco alle Scale et inauguré le 9 octobre devant le roi Victor-Emmanuel III. Selon les critères de l'époque, les cloîtres ont été transformés en jardins fleuris et les meubles ont été faits par des ébénistes qualifiés. Il y avait alors trois sections : préhistorique, picènienne et gauloise, et des secteurs spécifiques ont été consacrées à la collection de pièces de monnaie et aux riches collections de la nécropole picénienne de Numana et de la ville gréco-romaine d'Ancône.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le , le bâtiment a été fortement endommagé par les bombardements, causant des dommages aux collections qui, de manière inconsidérée, n'avaient pas été envoyés dans les magasins mis en place par le surintendant () à Sassocorvarojournal de Pasquale Rotondi, cité par S. Giannella et D. Mandelli, L'Arca dell'Arte, Editoriale Delfi, Cassina de' Pecchi, Milan, 1999 et 2009. Après le bombardement qui a détruit le bâtiment, les mots de Rotondi furent : « Et dire que quelques jours auparavant j'avais dit à mon collègue: « Donnez-moi tout, portez tout à Sassocorvaro », mais il ne voulait pas entendre ».. La réouverture après la guerre ne fut donc pas immédiatement possible.
Au Palazzo Ferretti
La réouverture du Musée archéologique national des Marches a dû attendre , quand il a été transféré dans le prestigieux Palazzo Ferretti. Le fort tremblement de terre qui a frappé Ancône en a obligé l'institution à une nouvelle fermeture, qui a duré jusqu'en . Depuis cette date, le musée a rouvert ses sections progressivement, à partir des sections préhistoire et protohistoire, pour continuer avec celles de lâge du cuivre et de lâge du bronze, hellénistique et enfin (partiellement) la section romaine. En , doivent encore être rouvertes la section concernant le haut Moyen Âge et la riche collection numismatique. La réouverture de la section romaine doit également être complétée.
La collection des bronzes dorés de Pergola
Cette collection comprend quatre œuvres en bronze doré dont un cavalier, un équidé, une femme et le bas d'une sculpture laissant apparaître les plis d'une toge. Certaines portions de ces artefacts sont manquant, cependant l'ensemble des quatre pièces présente un bon état de conservation....
Le rôle du musée pour la protection du patrimoine archéologique régional Le musée s'est toujours investi dans la lutte contre le trafic d'objets de collection à l'étranger, comme dans toute l'Italie, plus particulièrement naturellement sur le territoire des Marches.
La récupération des bronzes dorés de Cartoceto di Pergola en 1946 en est un parfait exemple. À la suite du signalement du chanoine Giovanni Vernarecci, et en dépit des difficultés découlant des bombardements qui avaient ruiné le musée, Nereo Alfieri, inspecteur de la "Soprintendenza alle antichità delle Marche" s'est rendu sur les lieux de la découverte de fragments de bronze doré et en a pris possession au nom de l'État alors que le propriétaire était parti à Rome en urgence, dans l'intention de contacter le marché clandestin des antiquités. L'employé a ensuite fait en sorte de prendre livraison des autres fragments du groupe sculpté que leur propriétaire avait préalablement dissimulé. Dès qu'il le fut possible, à partir de 1959, le Musée put ainsi montrer au public le célèbre groupe de statuesLa Civiltà Picena, Editrice Maroni, Ripatransone, p.302, 1992Sandro Stucchi, Il gruppo bronzeo tiberiano da Cartoceto, L'Erma di Bretschneider, p. 10, 1988.
Les Collections Section Préhistoire et âge du bronze La section Préhistoire comprend quatre secteurs, dédiés au paléolithique, au néolithique, au chalcolithique et à lâge du bronze.
La collection des bronzes de Luristanie
En , un imposant gisement a été dégagé lors d'une exploration archéologique au Sud de la région des Marches. Ces objets, exhumés par l'archéologue italien Giuliano de Marinis, sont pour la plupart constitués de bronze, hormis quelques-uns, des épées, confectionnés en fer. L'essentiel du gisement est composé de figurines de formes zoomorphes ou anthropomorphes, ainsi d'ustensiles domestiques, tels que des cruches, des chaudrons, des gobelets ou encore des louches. Au nombre de , ces artéfacts sont identifiés comme appartenant à la civilisation Kassite de Luristanie. Ce dépôt est attribué pour une période allant du au millénaire . Les vestiges antiques sont dans un premier temps acheminés au Musée archéologique national de Florence afin d'y être restaurés. Ils sont ultérieurement transférés au Musée archéologique d'Ancône pour y être répertoriés, conservés et enfin exposés..
Section Protohistoire et âge du fer La section décrit les civilisations protohistoriques qui ont affecté les Marches pendant l'Âge du Fer : la civilisation Picenienne, réparties dans toute la région du et celle des Gaulois, qui ont envahi le territoire nord-picenien au cours du
Section grecque et hellénistique
Section villanovienne et étrusque
Collection villanovienne et étrusque
Section romaine
Section du haut Moyen Âge
Collection numismatique
Paléontologie
Réouverture des collections depuis 1972
Le Palazzo Ferretti
Notes et références Notes
Références
Bibliographie . . . .
Voir aussi
Liens externes
Articles connexes
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