Xie Tiao (chinois traditionnel : 謝朓 ; chinois simplifié : 谢朓 ; pinyin: Xiè Tiào ; EFEO : Sie T'iao), né en 464, mort en 499, est un poète chinois, le plus grand des poètes de son temps, la période Yongming (483-493).

Il est surnommé Xie Xuancheng (謝宣城), ainsi que Xiao Xie (小謝, Xie le jeune), en référence au poète Xie Lingyun (385-433).

Biographie Sa famille est originaire de Yangjia (actuelle Taikang, Henan).

Xie Tiao a principalement fait carrière aux services des princes impériaux. Il sert à partir de 486 le prince , prince de Sui, fils de l' des Qi. Il fait partie dans le même temps du salon littéraire réuni par , prince de JinglingDavid R. Knechtges (dir.), Taiping Chang (dir.), Ancient and Early Medieval Chinese Literature. A Reference Guide, Leyden/Boston, Brill, 2014, partie 3, p. 1625-1628.. Xie Tiao est ainsi l'un des Huit amis de Jingling, regroupant les meilleurs poètes du temps, qui s'adonnaient à des jeux poétiques. Il est particulièrement renommé pour ses quatrains, précurseurs des quatrains (jueju) des TangDonald Holzman, dans André Lévy (dir.), Dictionnaire de littérature chinoise, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 1994, rééd. 2000, p. 346-347.. Il est aussi un représentant du Yongming ti (style poétique Yongming). En 488 il entre au service de , puissant personnage dans l'entourage de l'empereur. En 491 il est de nouveau auprès du prince à Jingzhou (Hubei), avant d'être rappelé à la capitale, Nankin, en 493. Il fait alors partie du personnel de Xiao Luan, le détenteur réel des rênes du pouvoir. Il reste à son service lorsque celui s'empare du pouvoir et devient l' en 495. En 495, il est nommé gouverneur de Xuancheng. L'exil et les amis laissés derrière soi sont ainsi des thèmes majeurs de sa poésie. Les poèmes sur les paysages de Xuancheng font aussi partie de ses meilleurs poèmes. Après son retour à la capitale en 497, il est nommé auprès de Xiao Baoyi, prince de Jin'an, dans l'actuel Zhenjiang.

Son beau-père s'étant révolté en 498 contre le pouvoir, Xie Tiao le dénonce. Lors d'une autre révolte, il est emprisonné et meurt en prison.

Xie Tiao est apparenté à son prédécesseur, le poète Xie Lingyun. Tous deux appartiennent à l'une des plus grandes familles du Moyen Âge chinois.

Traductions Paul Demiéville (dir.), Anthologie de la poésie chinoise classique, Paris, coll. « Poésie », 1962 Cent poèmes d'amour de la Chine ancienne, trad. André Lévy, Arles, Éditions Philippe Picquier, 1997 Jacques Pimpaneau, Anthologie de la littérature chinoise classique, Philippe Picquier, 2004

Références

Bibliographie Lance Eccles, « The Qualities of Clarity and Beauty in the Poetry of Hsieh Tiao », Journal of the Oriental Society of Australia, 15/16, 1983/1984, p. 45–59. Richard Mather, « Hsieh T’iao’s ‘Poetic Essay Requiting a Kindness’ (Ch’ou-te fu) », Journal of the American Oriental Society, 110.4, 1990, p. 603–615. Richard B. Mather, « Ritual Aspects of Hsieh T’iao’s Wardenship of Hsüan-ch’eng », Early Medieval China, 6, 2000, 32–47.

Voir aussi

Catégorie:Naissance en 464 Catégorie:Décès en 499 Catégorie:Poète chinois du Ve siècle