Le teyolia, ou yoliaL'affixe « te » de teyolia est un possessif indéfini qui n'est pas toujours utilisé. Les Nicaraos l'appelaient « yulio » . est, dans la mythologie aztèque, avec le tonalli et l', une des trois composantes animiques de l'être humain J. Carlos Ruiz Guadalajara, in III Coloquio de Historia de la Religión en Mesoamérica y Areas Afines, UNAM, 1993, p.73.. C'est la mieux documentée, et la plus comparable au concept chrétien d'âme car c'est celle qui survit à la mort dans l'au-delà.

Les Nahuas associaient le teyolia au cœurLes noms « yolia » et « teyolia » se rapprochent d'ailleurs du mot nahuatl « yollotl » désignant le cœur , qui dérive, comme eux, du radical « yoli » désignant ce qui est vivant ou en mouvement (Rémi Siméon, Diccionario de la lengua náhuatl o mexicana, « yoli » et « yoliatl » p.195, « yollotl » p.199)., et les considéraient comme le siège de la conscience, de la mémoire, de la volonté, des émotions, des passions. et du souffle vitalDanièle Dehouve, Jacqueline de Durand-Forest et Éric Roulet, Parlons Nahuatl : La langue des Aztèques, p.244., leur attribuant les valeurs d'intériorité, de sensibilité et de penséeÉlisabeth Motte-Florac, « Sens, émotions, sentiments : la thérapeutique de l'affectif dans le centre du Mexique », in Anthropologie du sensoriel : les sens dans tous les sens, Nouvelles études anthropologiques, Cahiers de L'Ircam, L'Harmattan, 1998, p.166., tandis qu'ils situaient le tonalli dans la tête et l' dans le foieRoberto Flores, « L'espace de la nature chez les Aztèques », in Esthétiques de la nature, Publications de la Sorbonne, 2007, p.129. ; de ce fait, les sacrifices humains par cardiectomie, qui se terminaient par des offrandes consistant notamment à offrir à une divinité le cœur ainsi extrait, avaient pour but de libérer le teyolia et de transmettre ainsi de la vie, du mouvement et de l'énergie à la divinité bénéficiaire du sacrifice, ainsi qu'aux sacrifiants (commanditaires du sacrifice).

On retrouve au une survivance de ce concept chez les Nahuas de la sierra de Puebla, qui désignent sous le nom de la principale des entités animiques et le cœurNathalie Ragot, Les au-delàs aztèques, David Brown Book Company, 2000, p.78..

Notes et références

Bibliographie .

Catégorie:Mythologie aztèque