Di Arbeter Shtime (La voix du travailleur) est un journal révolutionnaire juif, qui parait clandestinement, en yiddish, dans l'Empire russe à la fin du et au début du XX. C'est l'organe central du Bund.

Une publication clandestine très diffusée

Bien que fabriqué dans la clandestinité et avec les difficultés particulières dues à l'impression du yiddish en caractères hébraïque, Di Arbeter Shtime est l'organe clandestin de l'Empire russe le plus diffusé et sur la plus longue période : plus de 40 livraisons entre 1897 et 1905Nathan Weinstock, Le Pain de Misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, , Éditions La Découverte, Paris, 2002, p. 123..

De la fondation du Bund (1897) à 1900, vingt numéros de Di Arbeter Shtime sont publiés, principalement à Vilna. Le tirage est de 800 exemplaires en 1897, mais progresse ensuite passant à exemplaires et même en 1900Nathan Weinstock, Le Pain de Misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, p. 124..

En 1901, comme il fête son jubilé, l'Arbeter shtime publie des messages de félicitations des grands noms de la social-démocratie européenne : Jules Guesde, Édouard Vaillant, August Bebel et Karl KautskyNathan Weinstock, Le Pain de Misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, p. 125-126..

La qualité du journal est telle que, selon Franz Kursky, des militants non juifs apprennent le yiddish pour pouvoir bénéficier des informations qu'il diffuseFranz Kursky, Gezamelte shriftn, New York, 1952, p. 154-155..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Nathan Weinstock, Le Pain de Misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, , Éditions La Découverte, Paris, 2002.

Articles connexes Union générale des travailleurs juifs (Bund) Yiddish

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