Feillens (prononciation : ) est une commune française située dans le département de l'Ain, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune est située dans l'aire urbaine de Mâcon.

Ses habitants s'appellent les Feillendis et les Feillendies.

Géographie Localisation Feillens fait partie de la Bresse, dans le Val de Saône. Elle se situe à au nord-est de Mâcon et à proximité immédiate de la sortie 2 de l'autoroute A40. Le territoire communal borde la rive gauche de la Saône, il appartient à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse et au canton de Replonges.

La population est principalement concentrée en un seul lieu avec des hameaux proches les uns des autres. Les plus importants sont le Dégottet, les Beys, Brux, Limerol, Passant, Ternant, Montagnat, le Poux, la Chapelle, les Massets et Montgrimoux.

Communes limitrophes

Points extrêmes Nord : Le Bois des Gours, Est : L'Étang Besson, Sud : Les Sablons, Ouest : Les Baisses,

Hydrographie

vignette|Confluent de la Saône et de la Loëze.De nombreux cours d'eau traversent le territoire communal dont le plus connu est la Saône. Cette rivière borde l'ouest de la commune et forme sa frontière avec Sancé, commune de la région Bourgogne-Franche-Comté. Un de ses affluents est la Loëze qui traverse le nord de la commune et termine son cours à Feillens.

D'autres cours d'eau moins importants passent à Feillens dont la Grande Loëze qui traverse le sud de la commune et une partie fait la frontière avec Replonges. Le ruisseau de Ternant prend sa source à Bâgé-la-Ville puis rejoint la commune en longeant la route jusqu'à l'A40 où elle rejoint la Grande Loëze.

Le Virolet est le ruisseau qui naît au confluent entre la Grande Loëze et le ruisseau de Ternant. Il se jette dans la Saône tout comme le bief de Saint-Maurice qui est un ruisseau court d'un kilomètre prenant sa source dans la commune mais qui se termine à Replonges.

Près du hameau des Beys, on trouve le lac de Feillens, un vaste plan d'eau récent causé par l'extraction de grandes quantités de terre durant les travaux d'aménagement de l'A40 à la fin des années 1970.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports vignette|400px|Carte des axes de communication.

Routes vignette|gauche|Gare de péage de Feillens.

L'autoroute A40 (Mâcon - Genève), portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse, traverse le sud-ouest de la commune et est la seule autoroute. On trouve près de la zone d'activités la gare de péage de Feillens qui permet de rejoindre l'autoroute en direction de Mâcon et Paris ainsi qu'en direction de Bourg-en-Bresse et Genève.

La route départementale 933 traverse Feillens du nord au sud, elle est l'artère principale de la commune. Elle commence au sud vers la zone d'activités de Feillens Sud et vient de Replonges et Pont-de-Veyle et finit au sud vers Passant avant de partir vers Manziat et Pont-de-Vaux. Au niveau départemental, cette route relie Sermoyer au nord à Massieux au sud. Avant 1972, cette voie faisait partie de la route nationale 433 qui reliait Saint-Germain-du-Plain à Lyon mais cette dernière a été déclassée en trois voies en fonction des trois départements qu'elle traversait.

Seconde voie importante traversant le bourg, la route départementale 68 arrive à Montagnat après avoir débuté à Bâgé-le-Châtel. Elle continue sa route au centre avant de partir au nord-est pour finir dans la commune voisine de Vésines.

La route départementale 68B fait une liaison entre la et la . Elle part de la zone d'activités de Feillens Sud pour terminer sa route à Ternant.

Voies ferroviaires vignette|La gare.

La ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes, gérée par la Compagnie des Tramways de l'AinLigne Trévoux - Saint-Trivier-de-Courtes, sur tramdelain.fr. passait dans le centre de la commune. Les trains s'arrêtaient à la gare du village située près de l'intersection entre la D 933 et la D 68. La gare fut desservie de 1897 jusqu'en 1936, date à laquelle la ligne fut fermée.

Aujourd'hui, aucune voie ferrée ne traverse la commune mais quelques-unes sont situées à proximité. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu., passe à quelques kilomètres au sud de la commune. Les trains grandes lignes et les TGV parcourant cette ligne ne marquent pas d'arrêt. La ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe à Mâcon. La gare de Mâcon-Ville est desservie par des TER Dijon - Mâcon - Lyon et quelques TGV reliant le nord-est de la France à la Méditerranée. La ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille traverse la Saône au sud de Mâcon, et comporte un raccordement vers la ligne Mâcon - Bourg. La gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon, est desservie par quelques TGV Paris - Marseille et Paris - Genève.

Transport fluvial

À quelques kilomètres de Feillens, la Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée. Mâcon possède un port fluvial et la Saône est aussi appréciée pour le tourisme fluvial.

Transport aérien

La chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire gère un petit aéroport à Charnay, au sud-ouest de Mâcon. Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de ou bien à l'aéroport de Genève distant de pour effectuer des vols vers l'international.

Transports en commun

La commune est reliée au réseau régional des bus Cars Région AinA55 : Mâcon / Pont-de-Vaux.

La ligne A55 (anciennement ligne 155 du réseau départemental car.ain.fr), reliant Pont-de-Vaux à Mâcon, est la seule ligne qui passe par la commune. Elle dessert quatre arrêts : Montagnat - La Croix, Ternant - La Croix, Salle Notre Maison et Croix Blanche.

Urbanisme Typologie Au , Feillens est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Feillens, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36,2 %), prairies (31,2 %), zones urbanisées (18,4 %), forêts (6,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,6 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Origine du nom Feillens serait d'origine burgonde du fait que ce toponyme dériverait du primitif Filingo, signifiant chez les Filingi.. Il est dérivé du nom propre Filo qui est la forme affective de Filibertus et Feletheus formés par le radical filo qui veut dire en français beaucoup.

Anciens noms

vignette|Panneau d'entrée.

La première référence à la commune se trouve sous le nom de Felins dans le cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon en 996 Dictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr. Deux siècles plus tard en 1206, Felinz est évoqué comme étant le nom de la paroisse selon les titres de Laumusse.

En 1343, le documentaire linguistique de l'Ain cite Felienz et les archives de la Côte-d'Or font de même avec Fellienz en 1378. À la fin du siècle, en 1399, le nom du village est Fellens selon la même source.

Les archives de l'Ain mentionnent Felliens en 1402 et le cartulaire de Bourg utilise Feliens pour nommer la commune en 1412. Ensuite, les archives départementales parlent de Felenis en 1439, celles de la Côte-d'Or évoquent Feillienz en 1475. Enfin, le nom actuel de Feillens apparaît pour la première fois en 1497 dans le terrier des Chabeu.

Histoire

Le site de Feillens, situé le long de l'axe naturel de passage que constitue la Saône, a été occupé dès la Préhistoire. C'est probablement du Néolithique récent que datent les 6000 pièces lithiques recueillies au . Le même secteur a livré des fragments d'amphores et des tuiles romaines. On peut penser qu'il se trouvait à cet endroit un embarcadère gallo-romain. Village mentionné dès le , présence d'un prieuré dès le . En 1601, après la fin de la Guerre franco-savoyarde qui se termine par le traité de Lyon, Feillens appartient à la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne. Entre 1790 et 1795, le village dépendait du district de Pont-de-Vaux du fait de son intégration dans le canton de Bâgé-le-Châtel.