Le transi du cardinal Jean de La Grange est un monument funéraire édifié en 1403. Ce transi est une sculpture importante du gothique international. Il est conservé à Avignon au musée du Petit Palais.
État actuel Le cardinal Jean de La Grange mourut à Avignon en 1402 et fut inhumé dans le chœur de l'église Saint-Martial d'Avignon. Son transi, sculpté un an après sa mort, est très endommagé, mais un dessin de la fin du , conservé à la Bibliothèque du Vatican, et la comparaison avec d'autres transis plus tardifs permettent de restituer sa forme originale. Le monument est actuellement conservé à Avignon au musée du Petit PalaisTombeau du cardinal Jean Lagrange, transi - Avignon sur le site musees-mediterranee.org..
Description La partie principale du monument a été sculptée de face, enchâssée entre deux piliers qui composent l'enveloppe de pierre du monument. Sur la partie basse est représenté un cadavre en décomposition, légèrement tourné vers le haut afin de permettre une vue plus directe, selon le goût macabre de l'expressionnisme du gothique international, conçu pour impressionner les fidèles.
Dans le registre supérieur, surmontant un rouleau où une inscription prévient les mortels de leur destin commun, il y avait quatre têtes représentant divers stades de décomposition. Celles-ci ont été mutilées et il ne reste que des traces des bas-reliefs où l'on identifie des chapeaux et autres vêtements qui permettent de reconnaître un cardinal et un pape. Sur le rouleau, un avertissement est inscrit .
Violence de la mort Le thème du memento mori était déjà présent dans l'iconographie du , avec le dit des trois morts et des trois vifs ou les danses macabres. vignette|300px|Transi de Guillaume d'Harcigny, 1393, musée d'Art et d'Archéologie de Laon. Mais ici l'image a une violence réaliste et inusitée. C'est l'un des premiers exemples connus de transi dans la sculpture funéraire. Le premier exemple de transi est celui de Guillaume d'Harcigny réalisé après sa mort, en 1393, conservé aujourd'hui au musée d'Art et d'Archéologie de Laon. Avant sa mort, Guillaume d'Harcigny, médecin de Charles VI, avait donné des indications sur son tombeau et demandé à être enterré dans le cimetière des Cordeliers. Son testament permet de comprendre l'état d'esprit dans lequel il étaitCatalogue de l'exposition Paris 1400. Les arts sous Charles VI, musée du Louvre 22 mars-12 juillet 2004, Paris, Fayard/Réunion des Musées nationaux, 2004, , .
Il s'est ensuite propagé dans l'Est de la France tout au long du . Geneviève Bresc-Bauthier, conservateur du musée du Louvre, analyse : .
Notes et références
Annexes Bibliographie Élisabeth Mognette, Avignon, Musée du Petit Palais, peinture et sculptures, Paris, 1999.
Articles connexes Transi Sépulture Cénotaphe Mausolée Sculpture gothique
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