Le Concerto pour piano et orchestre est une œuvre d'André Jolivet, composée en 1949–1950. La création a lieu le au Festival de Strasbourg, avec Lucette Descaves au piano, sous la direction du compositeur.
Présentation En 1946, la Radiodiffusion française commande à Jolivet une œuvre inspirée par les traditions extra-européennes. Jolivet est motivé par cette pensée et écrit une œuvre dans laquelle se fondent des éléments mélodiques et rythmiques non européens. À l'état d'esquisses, le projet est nommé « Équatoriales »., mais le compositeur y renonce ensuite.
Dans le Concerto, chaque mouvement est marqué par un timbre particulier : dans le premier mouvement des éléments centrafricains, extrême-orientaux dans le second, et on trouve des influences polynésiennes dans le troisième. Ces couleurs imprègnent le Concerto, mais sans ..
La première au festival de Strasbourg 1951, sous la direction du compositeur, avec Lucette Descaves au piano, lui apporte la notoriété. Grâce au soutien de Francis Poulenc, l'œuvre reçoit plus tard le Grand Prix musical de la ville de Paris 1951.
En 1958, la musique est utilisée pour un ballet, mis en scène à l'Opéra-comique par George Skibine, sans doute en raison de l'importance accordée au rythme :
Structure L'œuvre est en trois mouvements :
Allegro deciso Andante con moto Allegro frenetico
L'orchestre comprend : 3 flûtes, un hautbois et un cor anglais, 2 clarinettes, 2 bassons et un saxophone alto, pour les pupitres des vents. Les cuivres comptent 2 cors en fa, 3 trompettes en ut, 2 trombones ténors et tuba. La percussion nécessite cinq exécutants, au-delà de la harpe et des timbales classiques. Le quintette à cordes est composé des premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles et contrebasses.
Réception La création a lieu dans une atmosphère de scandale (cris et sifflets). Pourtant l'impact direct . Ce qui choque alors, c'est la conception librement modale, inspiré des modèles extra-européens générant des dissonances, puis la violence rythmique.
La réaction du public n’empêche pas l'œuvre de faire ensuite le tour du monde, notamment lors de la création parisienne, au Châtelet, par les Concerts Colonne le . L'œuvre est plébiscitée par le public parisien dès 1952.
Le Concerto pour piano est considéré comme un des sommets de l'œuvre de Jolivet. Par la suite, le compositeur semble retourner .
Lors de la création, Pierre Boulez, alors âgé de vingt-cinq ans, lance une fameuse injure au compositeur : . Hilda, l'épouse de Jolivet, y répond par un coup de parapluie..
Édition Heugel, 1953
Discographie Lucette Descaves, piano ; Orchestre du théâtre des Champs-Élysée, dir. Ernest Bour (1954, LP Ducretet Thomson LAG 1020 / EMI 5852382) Lucette Descaves, piano ; Orchestre Radio-Symphonique de Strasbourg, dir. Ernest Bour (Strasbourg, concert, , INA / Solstice SOCD 81) Philippe Entremont, Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire, dir. André Jolivet (CBS S 75660) — Grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros 1968 Valeri Kastelski, piano ; Orchestre symphonique national de Lettonie, dir. Vassili Sinaïski (1981, 2CD Melodiya MELCD10 02215). Pascal Gallet, piano ; Duisburger Philharmoniker, dir. Jonathan Darlington (2007, « Living concert series » SACD Acousence Records ACO-CD 20808).
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
. .
Liens externes
Jolivet Catégorie:Œuvre d'André Jolivet Catégorie:Œuvre musicale composée en 1950