Une Anglaise romantique (titre original : ) est une coproduction franco-britannique réalisée par Joseph Losey et sortie en 1975.

Il a été présenté hors compétition au Festival de Cannes..

Synopsis Elizabeth Fielding, femme d'un riche écrivain anglais, rencontre, Thomas, un jeune homme aux activités louches, lors d'un séjour thermal à Baden-Baden. Celui-ci la suit jusqu'en Angleterre et réussit à se faire inviter par Lewis, le mari d'Elizabeth. Ce dernier soupçonne celle-ci d'être l'amante de Thomas. Elizabeth imagine, à son tour, une liaison entre Lewis, son conjoint, et Catherine. Elizabeth fugue et part avec Thomas vers la Côte d'Azur. Avec la complicité du jeune amant, Lewis Fielding récupère son épouse.

Fiche technique Titre du film : Une Anglaise romantique Titre original : Réalisation : Joseph Losey Scénario : Tom Stoppard, Thomas Wiseman d'après son roman Photographie : Gerry Fisher - Eastmancolor Direction artistique : Richard MacDonald Musique et direction musicale : Richard Hartley Montage : Reginald Beck Assistant réalisateur : Anthony Wayne, Yves Amoureux Costumes : Elsa Fennell, Ruth Myers Production : Dial Films (Londres), Arlington Properties, Meric-Matalon (Paris) Durée : 116 min. Pays de production : , Date de sortie : Genre : Drame psychologique

Distribution Glenda Jackson : Elizabeth Fielding Michael Caine : Lewis Fielding Helmut Berger : Thomas Hursa Marcus Richardson : David Fielding Kate Nelligan : Isabel Reinhard Kolldehoff : Herman Michael Lonsdale : Swan Béatrice Romand : Catherine Anna Steele : Annie Nathalie Delon : Miranda Doris Nolan : La deuxième dame au ticket-repas René de Castello : doublure de Michael Lonsdale

Commentaire Avec Une Anglaise romantique, Joseph Losey court-circuite les attentes du spectateur. Le réalisateur américain (Raphaëlle Pache, "Mensonge et ambiguïté dans Une Anglaise romantique", CinémAction/L'univers de Joseph Losey, Corlet-Télérama). En outre, ce qui ressemble, au départ, à une histoire policière, emprunte, par la suite, les chemins d'un apparent vaudeville. Car, là encore, à l'image des situations et des personnages, le film évolue dans une ambiguïté constante. Si, Losey place, effectivement, le mensonge au cœur de son récit, il n'établit, pourtant pas, de certitude absolue sur sa réalité effective. Les personnages du film vivent - à l'exception sans doute de Thomas (Helmut Berger) - dans une suspicion mutuelle permanente. (Raphaëlle Pache, ) Le film, lui-même, se charge de réduire à pure vanité le (R. Pache). Les miroirs, nombreux dans le film, accentuent le caractère illusoire de toute tentative de cerner une quelconque réalité. (R. Pache, ), mettant en lumière la distorsion entre l'être réel et son propre reflet.

Notes et références

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